Georges, Shaun, Savannah, dans leurs habits de lumière ! Aujourd’hui ils se présentent dans l’espace public…

Chers amis, proches, connaissances, explorateurs en escale, à travers ce (premier) billet nous souhaitons vous conviez sur un fil de réflexion, dans les échos d’interrogations sur la présence, l’immersion, la pratique vidéo, l’environnement sensible, l’espace public urbain.

NB : Ce billet n’a pas pour objet de présenter ce blog, pour cela référez-vous à la rubrique À propos.

Entre communication/discours politique et politique de recherche, aux échelles nationale, régionale et locale, aujourd’hui l’expérience urbaine est celle de la « mobilité » et est « numérique ». Mais comment, par et avec qui a-t-elle lieu ? Comment se conçoit-elle ?
Les smartphones et autres objets de communication digitaux et mobiles sont partie prenante de ce contexte de réflexion, entraînant avec eux un engouement certain (une fascination ?) pour les « réalités augmentée et virtuelle ». Ils mêlent indissociablement la relation physique et l’échange virtuel, le face à face et la distance, la perception in situ et l’information en temps réel, etc. Alors, quelles expériences présentielles sommes-nous amenés à vivre ? Comment la présence se définit-elle ?
Cette cohabitation de l’expérience sensible et des environnements numériques dans l’espace public urbain nous demande de revenir au fondement de la notion de « présence » –à travers des références de la pensée phénoménologique, esthétique et de l’existence– et de la mettre en discussion avec celle d’ « immersion » –répandue en informatique. Comment peut-on exprimer les distinctions qui existent potentiellement entre ces deux notions ?
Au regard de l’exposé succinct de quelques unes des questions qui nous animent, la vidéo comme pratique et médium nous a permis, nous permet, nous permettra (?) d’amorcer des discussions entre différents champs disciplinaires. Son second atout est d’être très ancrée dans les pratiques ordinaires de l’espace public.

Suivant le processus du vagabondage de l’esprit, les billets à venir seront des pauses sur les résonances spatio-temporelles et sensibles perçues à travers des médiums variés : lectures d’ouvrages, d’articles, de billets de blogs, visionnages de vidéos, de films, communications, discussions, expériences et expérimentations.

À suivre donc !…


English summary

Through this (first) blogpost we would like to invite you to reflect on the ideas of presence, immersion, video practice, sensible environment and urban public space.
Between political discourse and research policy, at the national, regional and local scales, today the urban experience is at the same time an experience of « mobility » and a « digital » experience. But how, by and with whom does it take place? How is it conceived?
In a general way, digital and mobile communication objects are part of this study context. Through them, what presential experiences are we led to live? How is presence defined?
This cohabitation of sensible experience and digital environments in urban public space requires us to return to the foundation of the notion of « presence » and to discuss it with the notion of « immersion ». How can we express the distinctions that potentially exist between these two notions?

To be continued !…

NB: This blogpost is not a presentation of this blog. See the À propos section.

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Mais qu’est-ce donc qu’un laboratoire ?

LC_18_couv.jpg« Au détour du thème de la vie de laboratoire, nous restituons quelques observations sur ce que semble recouvrir le terme “laboratoire” dans la pratique de la recherche urbaine. Au-delà de l’institution et de ses contours administratifs et tutélaires, le laboratoire convoque une pluralité : diversité de collectifs et multiplicité de points de vue. Depuis le nôtre, nous nous sommes interrogées sur ce qui fait sens dans ce tissage de disciplines, de parcours, de projets, de thématiques et surtout, de commun. Le laboratoire “se fait” sans cesse, s’expérimente, s’exprime et se module plus qu’il ne se conforme à un cadre, à des instances, à des organigrammes. Le laboratoire s’inscrit dans des relations humaines, propose une expérience sociale. Le laboratoire apparaît aussi au travers de multiples formes d’écriture. C’est alors sous la forme d’une chronique que nous proposons de présenter les divers fils que nous avons tirés afin de tenter d’en esquisser une représentation. »

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Thésaurus Ambiance : quand chercheurs et documentalistes partagent des mots/un vocabulaire

LCVR_022.jpgDans un contexte de rapprochement des centres de documentation du laboratoire de recherche de l’UMR « Ambiances Architectures Urbanités » avec les bibliothèques des Écoles Nationales Supérieures d’Architecture, rassemblées au sein du Réseau ArchiRès, nous avons lancé en 2013 un axe de travail autour du vocabulaire des ambiances.

Comment ce travail d’indexation documentaire s’est-il transformé en exercice réflexif sur le vocabulaire en usage au sein de l’UMR ?

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Umwelt et esthétique phénoménologique des ambiances

LCVR_011.jpg« Il y a un an, Anthony Pecqueux publiait un billet intitulé « Umwelt et Milieu : archéologie des notions » par lequel il contribuait à l’enrichissement des réflexions sur la thématique des ambiances en revenant sur les deux notions d’Umwelt et de Milieu à la manière de la première direction proposée par Jean-Paul Thibaud dans sa « Petite archéologie de la notion d’ambiance », à savoir la sémantique de la notion à travers l’histoire. Anthony Pecqueux pointait la dimension politique que représente le choix d’user d’une notion et de la définir au regard de courants de pensées, en s’y opposant parfois, et ainsi revendiquait un mode créatif de l’expérience urbaine au prisme des ambiances.
À partir du terme Umwelt qui apparaît ici en tant que titre d’une pièce chorégraphique de Maguy Marin, je souhaite prendre part au développement de cette archéologie de la notion d’ambiance, mais en « changeant de direction », c’est-à-dire en me plaçant plutôt du côté d’une esthétique des ambiances (la troisième direction présentée par Jean-Paul Thibaud). »

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Defining public urban spaces through rhythms of walking : an approach through contemporary dance

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Abstract

How, and in what way, does studying rhythms of walking relate to a body-based approach to the city? This is the question that runs through this study. It is also the question that we pose regarding the architectural and urban concept of contemporary public spaces.

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